Ascot en santé revitalise le quartier depuis 20 ans Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Albert Bérubé, La Tribune, le 27 janvier 2010   
28-01-2010
logoascotensantepetit.jpgL'organisme Ascot en santé, qui fête cette année ses 20 ans d'existence, poursuit son action avec détermination, et il mettra à jour son plan d'action au mois d'avril.

«On est vraiment une table de concertation de la communauté. On canalise la volonté de la population», fait valoir Henry Mbatika, président de cet organisme qui génère dans son quartier une quarantaine d'activités et projets d'intégration à la vie communautaire.

 
Issu de l'ancienne municipalité d'Ascot, le district sherbrookois d'Ascot compte 7760 habitants, «avec le revenu médian le plus bas de Sherbrooke», note l'organisateur communautaire Jean-François Roos. Dans ce quartier, 17 % des gens sont issus de l'immigration, de 45 nationalités différentes.

«Quand il y a tels indicateurs socio-économiques de pauvreté, on sait que si on ne fait rien, ça va se dégrader. La pauvreté est le plus grand déterminant de santé, physique et mentale. Ne rien faire, c'est entraîner des coûts sociaux et de santé importants», souligne M. Roos, qui est prêté trois jours par semaine à la vie de quartier par le CSSS-IUGS.

La prise en charge des citoyens par eux-mêmes n'est pas nécessairement facile et il faut donc la soutenir, pour les aider à sortir de l'isolement et à avoir le goût de réaliser des choses.

Jusqu'ici, l'implication citoyenne est telle que de 50 à 75 personnes se réunissent quatre fois par année sous le chapeau d'Ascot en santé, afin d'échanger de façon égalitaire sur différentes façons d'améliorer la vie de quartier.

Un peu d'histoire

Ascot en santé a vu le jour en mai 1990, raconte Robert Pouliot, conseiller du district d'Ascot qui a été maire d'Ascot pendant 22 ans à partir de 1979, jusqu'à la fusion en vigueur en janvier 2002.

Ascot en santé était et demeure une initiative citoyenne qui voulait promouvoir la qualité de vie du quartier.

La première action de l'organisme a été de voir à la plantation d'arbres dans le quartier, histoire de redonner un cadre plus sain notamment aux artères mal famées qu'étaient alors les rues Chagnon et Goyette. Afin de bien tourner la page, les rues ont été renommées «des Grands-Monts et des Boisés».

«On voulait donner un meilleur environnement à un quartier où les arbres étaient rares, se souvient M. Pouliot. En trois ans, 500 arbres ont été plantés avec l'aide d'Ascot. Ça donnait un nouveau cachet au quartier.»

Réalisations

Au fil des ans, Ascot en santé a promu et soutenu de nombreuses initiatives de rapprochement et d'amélioration du cadre de vie. On a commencé avec des épreuves sportives, comme des tournois de balle de rue, des tournois de ballon-balai, ou le carnaval.

Puis le rapprochement s'est ancré à travers diverses activités trop longues à énumérer parmi lesquelles on remarque les suivantes: fleurissement annuel du quartier, activités de lecture, coop jeunesse, souper de Noël avec l'école Du Phare, fête du voisinage pour l'accueil des gens récemment installés, brunch interculturel, un souk (marché) interculturel qui attire chaque année près de 2000 visiteurs, et un projet d'aide au démarrage d'entreprises.

Les initiatives pour sortir les gens de l'isolement et de la pauvreté semblent porter fruit. M. Roos en veut pour preuve le taux de réussite à l'école secondaire du quartier, Du Phare, qui est devenu le meilleur des quatre écoles secondaires publiques de la ville.

Dix mois par année depuis cinq ans, Ascot en santé produit par ailleurs son journal communautaire, Regards, qui fournit une voix aux citoyens du quartier pour «mettre en valeur la richesse du tissu social et culturel local». Imprimé à 5000 exemplaires, ce journal est distribué dans 4000 boîtes aux lettres du quartier.
Dernière mise à jour : ( 28-01-2010 )
 


 
 
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